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Notre lettre d'information

 

 

 

Incroyable fortification helvétique

Regards sur les ouvrages fortifiés suisses

 

 

 

Les photos s'agrandissent au clic

 

 

  2e partie chap. 1
un zoom

 

 


Grands et petits ouvrages d'artillerie et d'infanterie

sous la loupe


 

Dans ce deuxième volet nous nous proposons de passer en revue un peu plus dans le détail une large gamme d'ouvrages, depuis le plus modeste ouvrage d'infanterie jusqu'à la plus formidable forteresse sous roc – à défaut hélas de pouvoir passer en revue ici la totalité des centaines d'ouvrages construits... Il ne s'agit donc en aucun cas d'un inventaire systématique.

Rappelons si nécessaire que le dispositif fortifié helvétique comprenait tant dans les années de guerre 1939-1945 que, en grande partie, durant la Guerre froide (1945-1990) :

  • les positions de la frontière,
  • la position de la Limmat,
  • le Réduit national alpin,
  • les trois forteresses du Réduit : Sargans, Gothard, St-Maurice,
  • les portes d'accès au Réduit : Lucerne, Thoune et quelques autres,
  • les mille et une positions de barrage.

 


Les forts de la frontière

 


Pré-Giroud

 

A tout seigneur... le fort A577 de Pré-Giroud, sur les hauteurs de Vallorbe dans le canton de Vaud (à 25 km au nord de Lausanne) est en effet l'un des premiers construits, de 1937 à 1939, et le premier à s'ouvrir au public en 1988. C'est un fort d'action frontale dit d'arrêt dont la mission était l'interdiction du col de Jougne, important point de passage entre France et Suisse, et la sortie du tunnel ferroviaire du Mont-d'Or sur la ligne Paris-Lausanne. Il devait aussi couvrir les barrages antichars et les installations de minage du même périmètre.

Il possède 6 casemates dont une d'entrée camouflée en chalet et des installations souterraines reliées par environ 300 mètres de galeries. En outre trois fortins non reliés assuraient la défense rapprochée de l'ouvrage. Prévu à l'origine pour un effectif de 103 hommes il s'est élevé finalement à 130 hommes soit 5 officiers, 24 sous-officiers et 101 hommes du rang.

Armement et équipement des six casemates :

  • Casemate 1
    une mitrailleuse de 7,5 mm type Maxim Mle 1911
    un poste d'observation,
    une issue de secours.
  • Casemate 2
    un canon de 7,5 cm Mle 39.
  • Casemate 3
    un canon de 7,5 cm Mle 39,
    un canon de 4,7 cm antichar,
    un poste d'observation.
  • Casemate 4 (entrée)
    deux mitrailleuses de 7,5 mm Mle 1911
    une issue de secours.
  • Casemate 5
    un canon de 7,5 cm Mle 39.
  • Casemate 6
    une mitrailleuse de 7,5 mm Mle 1911,
    un poste d'observation,
    une issue de secours.

Chacun des trois fortins extérieurs est armé de deux mitrailleuses Mle 11.

Les installations intérieures consistent en deux magasins à munitions, une salle des machines avec deux groupes électrogènes, un assez vaste casernement protégé par un sas avec PC, bureau, central téléphonique, cuisines, réfectoires, chambres de repos et salle de soins. Un petit monte-charge équipe le puits de 30 mètres avec escaliers entre le bloc d'entrée et les galeries.

Le fort de Pré-Giroud a été désarmé en 1945, peu après la fin de la guerre, et n'a donc jamais été modernisé à l'opposé de nombreux autres ouvrages de la même période. Il a été déclassé dans les années 1980 et acquis par une fondation locale qui l'ouvre aux visiteurs depuis 1988#1www.pre-giroud.ch.

 

Pre Giroud version30 7

 

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L'entrée de l'ouvrage se camoufle sous un superbe chalet qui affiche bien sa nationalité. De là s'enfonce un puits avec escalier et monte-charge vers les œuvre vives du fort.

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La casemate 1 se dissimule sous un généreux camouflage fait de grillage métallique, peint en vert végétation à l'origine (photo des années 1990 au moment des premières ouvertures du fort au public).

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Embrasure de 7,5 cm de la casemate 2 et son camouflage.

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Le chalet camouflant l'entrée et les trois embrasures de la casemate 3 (canon de 7,5 cm, canon antichar de 4,7 cm et poste d'observation).

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Vue d'ensemble du flanc droit de l'ouvrage avec les casemates 1, 2 et 3, ainsi qu'un fortin non relié camouflé en grange.

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L'un des trois fortins de défense extérieure, non reliés, armés chacun de deux mitrailleuses de 7,5 mm.

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L'ouvrage possède trois postes d'observation tels que celui-ci.

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L'un des trois canons de 7,5 cm 39 L30 de l'ouvrage avec une portée de 11 000 mètres.

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Une partie de la salle des machines avec ses deux groupes à moteur Saurer.

 


Plainbois

 

Avec son voisin Mettembert (et Pré-Giroud plus au sud), le fort A1433 de Plainbois est le seul ouvrage d'artillerie construit à proximité même de la frontière avec la France. Etabli en 1939-1941 sur la commune de Bourrignon, à moins de 3 km de la frontière, entre Porrentruy et Delémont, il couvrait un petit segment de la frontière et en particulier la route binationale de la vallée de la Lucelle, et donc les approches nord-est des positions d'infanterie du col des Rangiers. Il couvrait aussi le massif du Glaserberg en territoire français. Avec ses deux seules casemates de 7,5 cm et ses trois mitrailleuses, c'est un ouvrage typique de cette période. Ses quatre casemates au total et ses installations souterraines (salle des machines, cantonnement pour une centaine d'hommes, magasin à munitions) étaient reliées par environ 300 mètres de galeries. Aujourd'hui l'ouvrage est entièrement vidé et fermé.

 

plainbois

 


Mettembert

 

Situé à 4 km à l'est du fort de Plainbois, celui de A1420 Mettembert est un ouvrage d'artillerie simplifié, construit en 1939-1941 et limité à un seul canon de 7,5 cm. Prévu initialement pour une pièce de 8,4 cm puis armé d'un canon antichar de 4,7 cm, il reçut en 1943 un 7,5 cm 03/22 de campagne sur affût à leviers. Son champ de tir vers le nord couvrait la frontière dans la vallée de la Lucelle, une partie du Glaserberg et le territoire français jusqu'à Ferrette inclus #2Pour mémoire, rappelons que certaines casemates et positions d'artillerie du Secteur fortifié d'Altkirch pouvaient également atteindre le territoire suisse en 1939-1940.. L'ouvrage est aujourd'hui vide et fermé.

 


Reuenthal

 

Le fort A4263 de Reuenthal est également l'un des tout premiers ouvrages suisses à s'être ouvert aux visiteurs dès 1989. Projeté déjà en 1935, construit de 1937 à 1940, il a été le premier ouvrage de ce type à être réalisé et a donc servi de prototype et de modèle pour les réalisations suivantes telles que Pré-Giroud, Heldsberg et autres.

Il est situé à 45 km à l'est de Bâle, sur une hauteur dominant la vallée du Rhin au milieu duquel passe la frontière et donc face au territoire allemand. Son entrée s'ouvre en limite même du village du même nom qu'il faut traverser pour l'atteindre. En gros l'ouvrage comprend :

 

  • une entrée en tranchée bien défilée mais surmontée d'un énorme bloc défensif B2 très proéminent (3 niveaux, poste de garde, FM de défense de l'entrée, observatoire, mitrailleuse de défense des dessus),
  • deux casemates d'artillerie G1 et G2 avec canons de 7,5 cm 1938 L30,
  • B1, 2e bloc d'infanterie (deux niveaux, issue de secours, observatoire, mitrailleuse et FM de défense des dessus),
  • à contre-pente, relié par une galerie de 287 mètres et un puits de 30 m, un bloc de défense avec issue de secours (Bunker Ost, deux niveaux, issue de secours, mitrailleuse et FM, en défense du flanc sud et est de l'ouvrage ),
  • les installations souterraines de service reliées par une galerie principale de 210 mètres, soit successivement : magasin à munitions, salle des machines et atelier, PC et central téléphonique, infirmerie, cuisines et réfectoire, casernement.

 

Le fort de Reuenthal était prévu pour une garnison de 90 hommes mais celle-ci s'est élevée à 140 hommes durant le conflit et même 159 hommes en 1944. Sa mission était de couvrir certains points de franchissement de la vallée du Rhin sur une dizaine de kilomètres vers le sud-ouest. Après la guerre, l'ouvrage ne sera pas modernisé mais servira d'école jusqu'en 1977 avant d'être désarmé en 1979. Il sera déclassé en 1988 et vendu à la commune et à l'association Festungsmuseum Reuenthal qui accueille les visiteurs depuis. Le fort abrite en outre une riche collection de matériels lourds et légers, et le réfectoire est devenu une sympathique cafétéria ouverte aux visiteurs #3www.festungsmuseum.ch Ne pas manquer non plus de visiter la remarquable collection d'artillerie et de blindés de l'association au musée de Full-Reuenthal, à environ 1 km au nord du fort..

 

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Surmontée d'un bloc d'observation et de défense, l'entrée de l'ouvrage apparaît monumentale. À partir des années 1950 le fortin était camouflé en maison d'habitation.

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La défense rapprochée de l'entrée était confiée à ces deux créneaux pour FM 25 qui peuvent également faire fonction d'observatoires.

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Cette goulotte lance-grenade contribuait aussi à la défense de l'entrée.

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Début de la galerie principale. Ce type d'ouvrage est le seul à avoir été muni d'une voie ferrée où seuls des chariots à matériel et munitions se déplaçaient.

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La casemate de 7,5 cm G2, panneau de camouflage de l'embrasure abaissé.

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Gros plan sur l'embrasure de la casemate G2 et son canon de 7,5 cm.

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L'une des deux chambres de tir pour canon de 7,5 cm 38 L30 de l'ouvrage.

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Gros plan sur la pièce de 7,5 cm et ses moyens de pointage direct et repéré. Culasse ouverte, on remarque le fin conduit d'expulsion des gaz de tir par jet d'air comprimé. Ce qui ne dispensait pas les servants de porter un masque à gaz.

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Une partie de la salle des machines avec ses deux groupes diesel à moteurs Sulzer de 32 ch.

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La cuisine a été en partie modernisée après guerre.

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Parmi les divers et nombreux matériels exposés dans l'ouvrage figure cette belle pièce antichar de 9cm 50 sur affût à flasques.

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Une galerie de 287 mètres et un puits vertical relient l'ouvrage au Bunker Ost dont la mission était à la fois la défense des arrières et de servir d'issue de secours. Il était armé d'une mitrailleuse et de trois FM.

 


Besserstein

 

Contrairement aux précédents, conçus par le BBB (Büro für Befestigungsbauten, Office des travaux de fortification à Berne), l'ouvrage A3856 de Besserstein a été construit par la troupe en 1939-40. Il est situé sur les hauteurs de la commune de Villigen, au nord-ouest de Baden, entre Bâle et Zurich. Il avait pour mission la défense de l'axe de pénétration depuis l'Allemagne que représentait la vallée de l'Aare, un affluent du Rhin, et appartenait à la position de la Limmat, de part et d'autre de Zurich. Il comprend deux étages :

- au niveau supérieur : une entrée, deux postes d'observation, un poste FM, une salle pour groupe électrogène et une chambre de repos. Une galerie avec escalier le relie à l'étage inférieur.

- l'étage inférieur est celui des deux casemates d'artillerie avec canons de 7,5 cm (l'un de forteresse, l'autre de campagne), une 3e casemate pour mitrailleuse et une entrée. Parmi les installations de service on note un PC, deux chambres de repos et une petite cuisine mais pas de réfectoire. Les galeries des deux niveaux s'étendent sur plus de 500 mètres.

L'ouvrage est aujourd'hui quasiment vide et fermé. Quatre autres ouvrages du même type existent aussi aux alentours et avaient la même mission, ceux du Geissberg (2 x 7,5 cm), de Villigen-Buck (1 x 7,5 cm), de Rein (2 x 7,5 cm), et de Homberg (4 x 8,4 cm puis 4 x 12 cm). En outre, la défense extérieure de tous ces ouvrages était assurée par nombre de fortins d'infanterie auxquels il faut ajouter plusieurs positions d'artillerie protégées (sous abri ou en casemates).

 

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L'ouvrage de Besserstein est inséré dans un site particulièrement escarpé qui domine le village de Villigen (Wikiwand).

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L'une des deux entrées du fort de Besserstein (T. Schnyder).

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Besserstein – Une curieuse casemate à deux étages, canon de 7,5 cm en bas, observatoire en haut (T.Zollinger).

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Dans les quelque 500 mètres de galeries de l'ouvrage, en grande partie non revêtues (T. Schnyder).

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Chambre de tir pour un canon de 7,5 cm (T. Schnyder).

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L'entrée, d'un type peu courant, de l'ouvrage d'artillerie du Geissberg.

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Poste d'observation (T. Schnyder).

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Casemate à deux niveaux dans l'ouvrage du Geissberg, avec à la fois des postes d'observation et de défense rapprochée. Remarquer le système à câbles de manœuvre du panneau de camouflage du créneau supérieur (T. Zollinger).

 


Ebersberg

 

Tout au nord du pays, une bizarrerie du tracé de la frontière a créé autour de Schaffhouse une enclave indéfendable du territoire suisse dans celui de l'Allemagne. La position défensive a donc "abandonné" cette enclave pour se maintenir sur la rive sud du Rhin. Aux nombreuses casemates d'infanterie de ce segment s'est ajouté l'ouvrage d'artillerie A5438 Ebersberg – ou de Rüdlingen –et ses deux 7,5 cm 38 L30. Situé sur la commune de Berg am Irchel, à 16 km au sud-ouest de Schaffhouse, il a été construit de 1938 à 1941 et avait pour mission la défense de la vallée du Rhin et de la frontière jusqu'au sud de cette dernière agglomération.

Il est constitué d'une entrée, aujourd'hui camouflée en grange#4La plupart des extraordinaires camouflages en habitation, chalet et autre grange agricole que l'on peut encore observer de nos jours dans tout le pays sur les réalisation des années 1935-1945 datent de l'après guerre et non de la période de la construction., suivie d'une longue galerie quasi rectiligne de 160 mètres sur laquelle se greffent successivement une gaine de prise d'air, la salle des machines (deux groupes), le casernement à deux niveaux (équipage limité à 65 hommes) avec PC, transmissions, cuisine, réfectoire, chambres de repos et infirmerie, et un magasin à munitions à proximité des organes de combat.

À ce niveau la galerie principale se divise en trois galeries secondaires vers les blocs de combat :

  • à l'est S1, un poste d'observation et une issue de secours,
  • au centre S2, une casemate de 7,5 cm,
  • à l'ouest S3, une casemate de 7,5 cm et un poste d'observation.

Les canons ont été démontés en 1978 mais l'ouvrage, modernisé, est resté utilisé par les militaires jusqu'en 2003 puis a été pris en charge par une fondation du canton de Zurich qui l'ouvre parfois aux visiteurs.

 

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Cette belle grange (ou ce garage, ou ce hangar...) n'est que le camouflage soigné du bunker d'entrée de l'ouvrage d'Ebersberg.

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La galerie principale de l'ouvrage, longue au total de 160 mètres.

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La salle des machines avec, sur la gauche, les filtres à air.

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La casemate S2 pour un canon de 7,5 cm, remarquablement rénovée (Wikipedia).

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Enserré dans une boucle du Rhin qui fait frontière, le village de Rheinau est sous la garde de cette casemate habilement maquillée en pavillon à toit pointu.

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Une autre casemate d'infanterie du même secteur a été rééquipée d'une belle pièce de Mg 51.

 


Heldsberg

 

Placé à un carrefour stratégique sur le Rhin, au sud-est du lac de Constance et à deux pas de la frontière avec l'Autriche, l'ouvrage A5850 du Heldsberg sera le seul des forts de la frontière a être doté de quatre canons de 7,5 cm. Situé sur la commune de St. Margrethen, à 2 km au sud-ouest de la ville autrichienne de Bregenz, il avait pour mission de battre à la fois, au nord, l'accès au territoire suisse par cette dernière et, au sud, l'amont de la vallée du Rhin au milieu duquel passe la frontière.

C'est donc un ouvrage important avec ses 9 blocs actifs dont 4 d'artillerie, 5 d'infanterie et d'observation, reliés par près de 1000 mètres de galeries. La différence de niveau entre les points extrêmes atteint 160 mètres. Son équipage a compté jusqu'à 200 hommes. Construit de 1938 à 1941, il est resté en activité jusqu'en 1992 avant d'être déclassé, acquis par la commune et ouvert aux visiteurs#5www.festung.ch.

L'ouvrage Nord possède successivement

  • la casemate BK4 (un canon de 7,5 cm 38 L30),
  • la casemate BK3-Mg4 (un canon de 7,5 cm 38 L30, une mitrailleuse Mg 11 puis Mg 51),
  • un bloc Mg5 (mitrailleuse Mg 11 puis Mg 51, poste d'observation n° 2),
  • une issue de secours,
  • un bloc Mg6 (mitrailleuse Mg 11 puis Mg 51),
  • un bloc Mg7 (mitrailleuse Mg 11 puis Mg 51).

L'ouvrage Sud consiste en

  • un bloc Mg2-Mg3 (2 mitrailleuses Mg 11 puis Mg 51, une issue de secours),
  • une casemate BK2 (un canon de 7,5 cm 38 L30),
  • une casemate BK1 (un canon de 7,5 cm 38 L30),
  • un bloc Mg1 (mitrailleuse Mg 11 puis Mg 51, poste d'observation n° 1, issue de secours).

Au cœur de l'ouvrage on trouve, proches de l'entrée, les installations de service : la salle des machines avec ses deux groupes, les systèmes de ventilation et de filtrage, le casernement sur deux niveaux (PC, central téléphonique, cuisines, réfectoires, chambres de repos, infirmerie) et, vers les blocs d'artillerie, deux magasins à munitions MM1 et MM2.

La défense extérieure de l'ouvrage était assurée par 21 fortins d'infanterie ce qui au total fait de cet ensemble une véritable petite forteresse.

 

Heldsberg

 

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L'entrée de l'ouvrage de nos jours, soigneusement camouflée en hangar.

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Le site de l'entrée tel qu'il se présentait dans les années 1939-1941. Le camouflage tel qu'on le connaît aujourd'hui n'est intervenu que dans les années 1950. L'absence de végétation semble attester que la photo a été prise peu après l'achèvement des travaux, vers 1940-41 (Schweiz12, Wiki Commons).

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Massive et proéminente, la casemate BK4 se dresse non loin de l'entrée. Elle abritait un canon de 7,5cm. Cette photo date de 1994 et le camouflage est encore celui de la période de la Guerre froide.

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La même casemate BK4 plus récemment rénovée (Flossi).

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Une vue exceptionnelle des casemates BK3, Mg4 et BK4 avec leurs réseaux de barbelés vers 1940-41. La végétation a largement repris ses droits sur ce site de nos jours (Schweiz12, Wiki Commons).

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L'embrasure de la casemate BK1 pour un canon de 7,5 cm, avec son immense panneau de camouflage rabattu.

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Gros plan sur l'embrasure de la casemate BK1.

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La casemate BK2 possède la même structure et le même grand panneau de camouflage relevable.

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LA curiosité de l'ouvrage du Heldsberg est cette superbe et fausse habitation camouflant le gros bunker Mg1 (mitrailleuse, observatoire, issue de secours).

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Sas étanche et lourdes portes blindées dans la galerie principale.

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Les lavabos de la troupe dans la galerie principale.

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Accès à un bloc actif soit par l'échelle d'origine, contre le mur, soit par celle des visiteurs. À gauche, le monte-charge pour matériels et munitions.

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La chambre de tir de la casemate BK2 et son canon de 7,5 cm 38 L30 sur affût à flasques. Sur le conduit de droite, en jaune les prises d'air pour les masques à gaz des servants.

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Gros plan sur la même pièce de 7,5 cm de BK2.

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L'un des sept postes de mitrailleuse de l'ouvrage avec sa Mg51.

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Poste d'observation et gros plan sur ses équipements.

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La salle des machines avec la ventilation à droite, les systèmes de filtrage à gauche, l'un des groupes au fond. Un 2e groupe a été replacé après cette photo.

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La salle de soins de l'infirmerie.

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En contrebas de l'ouvrage (au fond) et sur la berge du Rhin demeurent plusieurs abris Schindler pour de petites réserves d'infanterie locales.

 


Les trois forteresses du Réduit

 

         À suivre...

 

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