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Cloches et guérites observatoires

Guérite observatoire : la Section technique du génie (STG) a été à l'origine de la conception et de la fabrication, entre 1935 et 1939, de plusieurs modèles de guérites et de cloches de guet ou d'observation destinées à la fortification des intervalles. Pour en faciliter le transport et le montage, surtout en montagne, ces engins ont été conçus en éléments empilés et superposables, de diamètre décroissant de bas en haut. Ils sont coiffés par une calotte tenue par trois tirants ou boulons, l'élément supérieur étant percé de trois fentes d'observation. Ce modèle de guérite équipe ici un petit blockhaus à fonction d'abri-PC situé sur la berge du Rhin au nord de Strasbourg. Le blockhaus est aujourd'hui remblayé mais la cloche reste visible.

Cloche observatoire St-Jacques : dans les Alpes, la cloche observatoire en éléments dite "Saint-Jacques" existe sur la quasi-totalité des petits ouvrages d'avant-postes du Secteur fortifié des Alpes Maritimes. Sur ces deux photos celle de l'avant-poste de Castès-Ruines, près de Sospel, émerge à peine de la rocaille qui environne l'ouvrage. Avec un minimum de camouflage elle est totalement indécelable dans le paysage.


Cloche observatoire St-Jacques : on voit ici l'ensemble de l'engin, un exemplaire non installé, avec ses six éléments superposés. Les quatre éléments du bas sont normalement logés dans le béton.

Cloche observatoire St-Jacques : la cloche St-Jacques de l'avant-poste du Planet, dans la haute vallée de la Vésubie (S.F. des Alpes Maritimes).

Cloche observatoire St-Jacques : la cloche de guet et d'observation de l'avant-poste d'Isola, dans la vallée de la Tinée (S.F. des Alpes Maritimes), qu'une coiffe de béton achève d'intégrer dans l'environnement rocailleux.

Cloche observatoire Digoin : exemple même de la récupération d'engins de la guerre précédente ou d'avant, la cloche dite "Digoin" (du nom du parc central des cuirassements, en Saône-et-Loire) est initialement la cloche réglementaire des forts Séré de Rivières, donc d'avant 1914. Matériel solide, blindé à 20 cm, il se retrouve en au moins cinq exemplaires, non installés jusqu'alors, sur la Ligne Maginot : un à Longuyon et Havange (S.F. de la Crusnes), un à Téting et Guesling-Hémering (S.F. de Faulquemont) et un dans les Alpes (ouvrage du Gondran Est, près de Briançon). Sur cette photo, la cloche Digoin des hauteurs de Longuyon (Meurthe-et-Moselle).

Cloche observatoire Digoin : la cloche de l'observatoire de Havange, près de Rochonvillers (S.F. de Thionville, Moselle).

Cloche observatoire Digoin : en parfait état, la cloche de l'observatoire des hauteurs de Guessling-Hémering (S.F. de Faulquemont, trouée de la Sarre). Ces engins sont généralement installés sur un solide blockhaus bétonné et peuvent être dévolus à l'infanterie ou à l'artillerie.

Cloche observatoire type Valenciennes : sur certains types de blockhaus de la 1ère région militaire (Nord) on trouve une cloche observatoire dite " type Valenciennes " (du nom de la chefferie locale qui en aurait passé commande) qui a un air de famille avec les cloches Séré de Rivières en plus petite. Blindée à 15 cm, elle existe en plus d'une quarantaine d'exemplaires dans les secteurs de Valenciennes et Maubeuge. Ici celle qui surmonte un blockhaus proche de Wargnies-le-Grand (S.F. de l'Escaut).

Cloche observatoire Héronfontaine : un seul exemplaire est connu de cette fabrication probablement sans lendemain d'une cloche observatoire à toiture aplatie. Vraisemblablement un prototype, elle aurait été installée vers 1890-1892 sur l'ouvrage d'Héronfontaine, au nord de Maubeuge, puis récupérée en 1934 lors de sa démolition. Destinée à l'ouvrage alpin du Gondran-Est (Briançon) mais refusée par le Service des Cuirassements qui en ignorait la composition du métal, elle atterrit finalement à l'observatoire du Tattenholz à Téting (Moselle) où elle est toujours. On remarque l'escalier d'accès à l'entrée du blockhaus-observatoire, dans une fosse à l'arrière de l'ouvrage, et au second plan le blockhaus de défense de l'observatoire.

Observatoire sous plaques blindées : dans le cadre des observatoires sous cuirassement, on ne peut manquer de citer les quelques rares exemplaires réalisés sans cloche ni guérite mais sous plaque blindée horizontale. C'est le cas de celui du "Haricot de Valette" ou Rebberg, une hauteur de la trouée de la Sarre au sud de Barst (Moselle). Totalement enterré sur une petite ligne de crête, cet ouvrage ne possède pour seules "émergences" que deux plaques blindées, boulonnées et percées d'une ouverture rectangulaire. De celle-ci dépasse, pour l'observation, une lunette binoculaire, l'observateur étant juché sur un strapontin au sommet d'un puits qui prend sa base dans les locaux de l'ouvrage. L'entrée se fait à contre-pente par un boyau souterrain réalisé à l'aide de buses en ciment. Trois autres observatoires, de types différents, existent encore sur la même butte. Un observatoire du même type, mais à une seule plaque blindée horizontale, peut aussi être vu au Birberg, au sud-ouest de Denting (S.F. de Boulay).

Guérite-observatoire : dans le sud de l'Alsace (S.F. d'Altkirch) on a ré-employé la guérite-observatoire de rempart d'avant 1914, initialement prévue pour équiper les postes de guet des forts Séré de Rivières. On en retrouve quatre exemplaires dans le SFA, en particulier sur le point d'appui des Trois-Maisons.

Guérite à calotte tournante : déjà largement utilisée en 1914-1918 – comme en témoigne cet exemplaire visible sur les anciennes lignes françaises du Vieil-Armand (ou Hartmannswillerkopf), dans les Vosges alsaciennes – la guérite de guet et d'observation OD 92-95 se retrouve fréquemment dans les intervalles de la Ligne Maginot.


Guérite à calotte tournante : gros plan sur une guérite carrée du même type OD 92 avec coupole tournante OD 95, malheureusement incomplète, sa calotte ayant disparu. Elle a subsisté pendant longtemps à la lisière du bois du Bambesch, près de St-Avold (Moselle, Secteur fortifié de Faulquemont).

Guérite prismatique : également survivante de la 1ère Guerre mondiale, la guérite prismatique OD 52 a garni nombre de tranchées en lisière de forêt. Celle-ci existe (-ait…?) dans le bois nord du Steinbesch, près de Bambiderstroff (Moselle, S.F. de Faulquemont).

Guérite cylindrique : employée aussi déjà en 1914-1918, la guérite cylindrique OD 85 possède un blindage de 15 à 25 mm et a maintes fois été réutilisée dans les intervalles de la Ligne Maginot. L'exemplaire sur cette photo existait en bordure du bois du Kerfent, à Zimming (Moselle, S.F. de Faulquemont), et a été récupéré en 1992 par mesure de sauvegarde par une association.

Guérite cylindrique : la guérite cylindrique OD 85 de la ferme de Brandstuden, près de Tritteling (Moselle, S.F. de Faulquemont), est incrustée dans un bloc de béton qui lui-même surmonte un petit blockhaus-abri.

Guérite double : la guérite double ou biplace OD 90 est prévue pour deux guetteurs ou observateurs disposant de strapontins, d'accoudoirs, de fentes de visée à volets articulés et d'une jumelle binoculaire. Elle est entièrement blindée jusqu'à sa base et peut servir à la fois à l'infanterie et à l'artillerie. Cet exemplaire a malheureusement perdu toiture, porte et panneau arrière blindés, mais ce qui permet d'en voir l'intérieur ! (Boucheporn, Moselle, S.F. de Faulquemont).

Guérite double : émergeant à peine du sol et de la végétation, donc bien peu détectable, la guérite double OD 90 constitue un excellent et spacieux observatoire. Cet exemplaire possède toujours sa toiture légèrement blindée et percée d'une ouverture pour l'optique binoculaire (Coume, Moselle, S.F. de Boulay).


Guérite double : cette importante et lourde guérite, un exemplaire rare situé sur les hauteurs de Dalstein (Moselle, S.F. de Boulay), était vraisemblablement dévolue à l'artillerie. C'est le plus gros équipement de ce type connu dans les intervalles.

Guérite pentagonale : les guérites de ce type, elles aussi rescapées de la guerre précédente, sont certainement parmi les plus répandues et se retrouvent sur tous les fronts, des Ardennes au Rhin et au sud de l'Alsace. Dans les environs de Vahl-Ebersing et Lixing-lès-St-Avold (Moselle, Trouée de la Sarre), un PC bien établi à contre-pente et enterré possède lui aussi une guérite pentagonale de guet. Le bloc cubique au second plan assurait la défense des deux entrées du PC.

Guérite pentagonale : le même type de guérite, en partie encastrée dans le béton d'un petit blockhaus situé sur les hauteurs de Rohrbach-lès-Bitche (Moselle, S.F. de Rohrbach).

Guérite pentagonale : Récupérée dans les années 1990 par l’association d’Uffheim, elle a malheureusement fini en morceaux, rongée par la rouille des cornières intérieures. Une 2e guérite pentagonale a heureusement été découverte par la suite sur la berge du Rhin et a pu être préservée.


Casemate TSF : un certain nombre de postes d'observation ont été réalisés à l'aide de la casemate TSF (radio) de chars FT 17 Renault réformés. Cet exemplaire, placé sur les hauteurs d'Escherange (Moselle, S.F. de Thionville), possède toujours son tourelleau et son volet frontal à ressort. A remarquer la tendance du métal des plaques blindées à éclater sous l'effet de la rouille à l'intérieur, avec pour conséquence à terme la destruction complète de l'engin.


Casemate TSF : l'exemplaire proche de Bockange (Moselle, S.F. de Boulay) a déjà perdu tous ses éléments amovibles. Il a cependant été sauvegardé et peut être vu sur le site de la casemate Esch à Hatten (Bas-Rhin, S.F. de Haguenau).


Casemate TSF : l'observatoire FT 17 radio des hauteurs de Crusnes (M-&-M).


Casemate TSF : l'exemplaire des hauteurs d'Ising (S.F. de Boulay, Moselle) a conservé jusqu'à la fin des années 1980 tourelleau et volet blindé frontal. Il est presque entièrement noyé dans le béton d'un petit blockhaus auquel on accède à l'arrière par une tranchée bétonnée.


Casemate TSF : l'observatoire des bois de Mattstall (Bas-Rhin, S.F. des Vosges) a perdu quelques éléments mais, curieusement, il possède toujours son tourelleau.


Guérite allemande : dans le nord du Bas-Rhin un certain nombre de guérites allemande dites en escargot et récupérées sur la ceinture des forts ex-allemands de Strasbourg ont été réinstallées face au Rhin. Elles ont toutes disparu aujourd'hui à ces emplacements mais on en retrouve en place, par exemple dans les forts de Metz et Thionville.


Cloche de guet :l'origine de cette petite cloche de guet, restée longtemps installée à l'entrée du stand de tir Desaix à Strasbourg, près du pont sur le Rhin entre la ville et Kehl, est incertaine. Il est possible qu'elle provenait d'une récupération de matériel sur l'un des forts ex-allemands entourant la ville.

Guérite en béton :une curiosité sous la forme de cette guérite en béton de guet et de défense subsiste dans le bois de Durrenentzen, à l'ouest de Kunheim (front du Rhin) ou existait avant et au début de la guerre un dépôt de munitions.

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